Du dialogue des religions ... petit intermède
Pour mon petit article que je dois faire sur le dialogue interreligieux, lors de recherche, je suis tombé sur le site internet du Vatican, où l'on touve tout plein de choses intéressantes.
Je ne souhaite en aucun cas ici, alimenter les discussions sur le rôle de l'Eglise dans le passé et le présent, ou ses rapports que certains pourraient qualifier d'unilatéral, voir impérialiste envers les autres religions et traditions spirituelles.
En fait ici, je souhaiterais faire part d'une petite analyse très rapide sur l'évolution de la mentalité de l'organisation en elle-même et du possible rôle que l'Eglise peut jouer dans la politique actuelle et des 20 prochaines années.
Lors donc de mes recherches, je suis tombé sur l'Encyclique Redemptoris Missio, du défunt Jean-Paul II, établit le 7 décembre 1990. Dans le rubrique "le dialogue avec les frères d'autres religions" concernant les articles 55 à 57, nous pouvons lire :
"... aux individus, mais encore aux peuples, [...] dont les religions sont une expressions principale et essentielles, bien qu'elles comportent 'des lacunes, des insuffisances et des erreurs', ..."
L'Eglise, au début des années 1990, considérait que les religions autres comportaient forcément, pour ne pas dire par nature, des lacunes, des insuffisances. Même, pour aller plus loin, elles comportaient des erreurs. Donc seul le christianisme est juste et dans le juste.
"... le dialogue ne dispense pas de l'évangélisation."
" Le dialogue doit être conduit et mis en oeuvre dans la conviction que l'Eglise est la voie ordinaire du salut et qu'elle seule possède la plénitude des moyens du salut."
Nous arrivons ici à une contradiction : le "dialogue", ici sous-entendu le "dialogue interreligieux", est un moyen d'éloaborer un point de vue religieux commun. C'est à dire penser à deux. Cet Encyclique indique que lors d'une discussion entre un catholique et un "hérétique" (dans le sens de celui qui préfère une autre doctrine), le catholique est forcément dans la Voie Juste et se doit d'évangéliser l'autre pour le ramener dans le droit chemin.
La contradiction se situe dans le fait que ce n'est pas un dialogue mais une argumentation ayant pour but d'arriver à la conclusion : tu es dans le faux, rejoins moi.
Plus récemment, dans le discours du pape Benoît XVI du 1er février 2007, l'Eglise réagit différement au sujet de l'Autre.
"... rechercher le message le plus essentiel et le plus authentique que le trois religions monothéistes, à savoir judaïsme, christianisme et islam peuvent adresser au monde du XXIe siècle ..."
17 ans après, l'Eglise s'est fixé un but, en accord avec les autres grandes religions, de chercher ce qui contribue à renforcer les liens fraternels entre leurs communautés de croyants. Revirement complet ?
Force est de croire que oui comme le confirme cet autre passage :
" Les hommes d'aujourd'hui attendent de nous un message de concorde et de sérénité, et la manifestation concrète de notre volonté commune de les aider à réaliser leur légitime aspiration à vivre dans la justice et dans la paix."
Aujourd'hui les mots forts sont : Compréhension, Coopération et Volonté. Nous assistons à une ouverture de l'esprit de l'Eglise, qui face à la situation actuelle (politique, sécuritaire et aussi avec la montée des extrémismes de tout bord).
L'Eglise veut coopérer et comprendre l'Autre : un exemple de réalisation est l'édition conjointe d'un livre qui recueille les trois Livres du judaïsme, christianisme et islam.
Il y a clairement une volonté profonde de dialogue interreligieux.
Mais est-ce que cela va durer dans le temps ? Et qu'en est-il des autres grandes religions du monde (bouddhisme, hindouisme, shintoisme) ?
N'y a-t-il pas une volonté politique partagée de créer un "Union" religieuse méditerranéenne à plus long terme ? Est-ce qu'il y a coïncidence avec le projet actuelle d'Union Méditerranéenne ?
Affaire à suivre ...
Je ne souhaite en aucun cas ici, alimenter les discussions sur le rôle de l'Eglise dans le passé et le présent, ou ses rapports que certains pourraient qualifier d'unilatéral, voir impérialiste envers les autres religions et traditions spirituelles.
En fait ici, je souhaiterais faire part d'une petite analyse très rapide sur l'évolution de la mentalité de l'organisation en elle-même et du possible rôle que l'Eglise peut jouer dans la politique actuelle et des 20 prochaines années.
Lors donc de mes recherches, je suis tombé sur l'Encyclique Redemptoris Missio, du défunt Jean-Paul II, établit le 7 décembre 1990. Dans le rubrique "le dialogue avec les frères d'autres religions" concernant les articles 55 à 57, nous pouvons lire :
"... aux individus, mais encore aux peuples, [...] dont les religions sont une expressions principale et essentielles, bien qu'elles comportent 'des lacunes, des insuffisances et des erreurs', ..."
L'Eglise, au début des années 1990, considérait que les religions autres comportaient forcément, pour ne pas dire par nature, des lacunes, des insuffisances. Même, pour aller plus loin, elles comportaient des erreurs. Donc seul le christianisme est juste et dans le juste.
"... le dialogue ne dispense pas de l'évangélisation."
" Le dialogue doit être conduit et mis en oeuvre dans la conviction que l'Eglise est la voie ordinaire du salut et qu'elle seule possède la plénitude des moyens du salut."
Nous arrivons ici à une contradiction : le "dialogue", ici sous-entendu le "dialogue interreligieux", est un moyen d'éloaborer un point de vue religieux commun. C'est à dire penser à deux. Cet Encyclique indique que lors d'une discussion entre un catholique et un "hérétique" (dans le sens de celui qui préfère une autre doctrine), le catholique est forcément dans la Voie Juste et se doit d'évangéliser l'autre pour le ramener dans le droit chemin.
La contradiction se situe dans le fait que ce n'est pas un dialogue mais une argumentation ayant pour but d'arriver à la conclusion : tu es dans le faux, rejoins moi.
Plus récemment, dans le discours du pape Benoît XVI du 1er février 2007, l'Eglise réagit différement au sujet de l'Autre.
"... rechercher le message le plus essentiel et le plus authentique que le trois religions monothéistes, à savoir judaïsme, christianisme et islam peuvent adresser au monde du XXIe siècle ..."
17 ans après, l'Eglise s'est fixé un but, en accord avec les autres grandes religions, de chercher ce qui contribue à renforcer les liens fraternels entre leurs communautés de croyants. Revirement complet ?
Force est de croire que oui comme le confirme cet autre passage :
" Les hommes d'aujourd'hui attendent de nous un message de concorde et de sérénité, et la manifestation concrète de notre volonté commune de les aider à réaliser leur légitime aspiration à vivre dans la justice et dans la paix."
Aujourd'hui les mots forts sont : Compréhension, Coopération et Volonté. Nous assistons à une ouverture de l'esprit de l'Eglise, qui face à la situation actuelle (politique, sécuritaire et aussi avec la montée des extrémismes de tout bord).
L'Eglise veut coopérer et comprendre l'Autre : un exemple de réalisation est l'édition conjointe d'un livre qui recueille les trois Livres du judaïsme, christianisme et islam.
Il y a clairement une volonté profonde de dialogue interreligieux.
Mais est-ce que cela va durer dans le temps ? Et qu'en est-il des autres grandes religions du monde (bouddhisme, hindouisme, shintoisme) ?
N'y a-t-il pas une volonté politique partagée de créer un "Union" religieuse méditerranéenne à plus long terme ? Est-ce qu'il y a coïncidence avec le projet actuelle d'Union Méditerranéenne ?
Affaire à suivre ...
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